Vidéolistic : que représente réellement la vidéo dans les stratégies publicitaires ?

Longtemps associée à la télévision, la vidéo s’est progressivement étendue à de nombreux environnements publicitaires : YouTube, Paid Social, vidéo instream, Replay IPTV, cinéma ou encore DOOH. Cette multiplication des points de contact rend cependant plus complexe la lecture d’un marché désormais fragmenté entre plusieurs leviers.
Zaïa

Zaïa FERHAOUI

Head of Marketing & PR Insights

C’est précisément pour apporter une vision plus globale de cet écosystème que Kantar Media a lancé Vidéolistic, une étude qui rassemble ces différents univers au sein d’un même référentiel. En harmonisant la valorisation des investissements en net estimé, elle permet de mesurer le poids de chacun des leviers et d’observer les stratégies des annonceurs à l’échelle de l’ensemble du marché vidéo.

Les résultats du premier semestre 2026 montrent à quel point la vidéo occupe désormais une place importante dans les plans média.

Plus de 3 milliards d’euros investis dans la vidéo au premier semestre

En agrégeant les différents leviers étudiés dans Vidéolistic, le marché de la vidéo représente plus de 3 milliards d’euros d’investissements publicitaires en net estimé au 1er semestre 2026. Il pèse ainsi 42% du marché publicitaire global et concerne près de 30 000 annonceurs.

La vidéo apparaît donc comme un univers largement transversal : aujourd’hui, un annonceur sur deux active au moins un des sept leviers vidéo dans sa stratégie média.

Pour autant, les pratiques sont loin d’être uniformes. La vidéo ne correspond plus à un canal unique mobilisé selon une logique homogène. Elle rassemble au contraire des environnements qui présentent des niveaux d’investissements, des profils d’annonceurs et des usages différents.

Télévision, YouTube, Paid Social : des positions qui reflètent des stratégies différentes

La comparaison des principaux leviers fait d’abord apparaître le poids toujours important de la télévision linéaire, qui reste le premier contributeur en matière d’investissements. Son poids traduit notamment sa capacité à apporter rapidement une forte couverture et une puissance importante aux campagnes.

À l’autre extrémité, YouTube se distingue par un nombre particulièrement élevé d’annonceurs. Cette richesse reflète la capacité de la plateforme à accueillir des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, tout en répondant à une grande variété d’objectifs de communication.

Le Paid Social vidéo occupe quant à lui une position intermédiaire avec, à la fois, un niveau élevé d’investissements publicitaires et un portefeuille important d’annonceurs. Il illustre la capacité de certains environnements vidéo à conjuguer volume, flexibilité et possibilités de ciblage.

Ces écarts montrent surtout qu'il n'existe pas une seule façon d'investir dans la vidéo. Selon les leviers, les annonceurs peuvent rechercher davantage de puissance, de couverture, de flexibilité ou de précision dans l'adressage. Les différents environnements peuvent ainsi être mobilisés séparément ou de manière complémentaire au sein d'un même dispositif.

Des stratégies vidéo qui diffèrent aussi selon les secteurs

Cette diversité se retrouve lorsque l'on observe les investissements par activité.

La distribution arrive en tête des secteurs les plus présents dans l'univers vidéo, ce qui s'inscrit dans la continuité de son leadership sur le marché publicitaire global.

D'autres catégories se distinguent par une présence plus marquée en vidéo. C'est notamment le cas de l'alimentation et de l'hygiène-beauté, qui occupent une place particulièrement visible dans cet univers.

À l'inverse, certains secteurs comme la mode ou la banque-assurance apparaissent relativement moins présents dans la vidéo alors qu’ils sont fortement représentés dans le marché publicitaire global. Ces écarts illustrent les arbitrages propres à chaque catégorie : les besoins de communication, les cycles de consommation, les audiences recherchées ou encore les modes d'activation peuvent contribuer à orienter différemment les choix de leviers.

Une lecture globale pour mieux comprendre les arbitrages média

C'est là que réside l'intérêt de Vidéolistic : ne plus analyser chaque environnement vidéo individuellement, mais pouvoir les replacer dans un même paysage.

L'étude permet ainsi de disposer d'une vision globale du poids de la vidéo tout en conservant la possibilité d'entrer dans le détail de chaque levier. Il devient alors possible de comparer les niveaux d'investissements, d'identifier les profils d'annonceurs présents sur les différents environnements et de mettre en regard les pratiques des secteurs et des marques.

Cette lecture permet de mieux comprendre la place de chaque levier dans les stratégies vidéo des annonceurs, entre combinaisons de canaux et choix plus ciblés. Elle constitue aussi un point de comparaison dans le temps pour suivre les transformations du marché et l’évolution des arbitrages des annonceurs.

Un périmètre appelé à s'élargir

Pour compléter cette lecture du marché vidéo, il reste toutefois à intégrer un environnement qui occupe désormais une place à part dans les usages : la SVOD avec publicité.

La veille publicitaire dédiée à Netflix, Prime Video et Disney+ vient désormais ouvrir ce nouveau champ d’observation pour Kantar Media, en complément du périmètre actuel de Vidéolistic.

L'intégration progressive de ce nouvel univers permettra ainsi de suivre plus finement les transformations du marché et de mesurer la place croissante de nouveaux points de contact dans les stratégies vidéo.

Vidéolistic, un outil pour passer d'une vision fragmentée à une lecture unifiée

En réunissant dans un même référentiel des leviers jusqu'ici souvent observés séparément, Vidéolistic apporte une lecture plus complète de l'écosystème vidéo publicitaire.

Pour les acteurs du marché, cette approche permet de disposer d’une vision consolidée du poids de la vidéo, tout en pouvant descendre à un niveau plus fin pour analyser les leviers, les secteurs, les annonceurs et les marques.

Au-delà du suivi des investissements, Vidéolistic permet ainsi de replacer chaque environnement vidéo dans un ensemble plus large et de suivre, dans le temps, les transformations du marché et les arbitrages des annonceurs.

FAQ - La publicité vidéo et Vidéolistic

Pourquoi la vidéo occupe-t-elle une place importante dans les plans média ?

La vidéo permet aux marques de diffuser des contenus dans des contextes très différents, de la télévision aux plateformes numériques. Cette diversité offre plusieurs possibilités en matière de couverture, de ciblage, de formats et de points de contact avec les consommateurs.

Quels sont les principaux supports utilisés pour diffuser des publicités vidéo ?

La publicité vidéo est aujourd’hui présente sur de nombreux supports : télévision linéaire, plateformes vidéo comme YouTube, réseaux sociaux, services de Replay, cinéma, DOOH et, plus récemment, plateformes de SVOD proposant des contenus financés en partie par la publicité.

La publicité vidéo est-elle principalement réservée aux grandes marques ?

Non. Les données de Vidéolistic montrent que la vidéo rassemble des annonceurs aux profils variés. Certains supports présentent notamment une base très large d’entreprises, tandis que d’autres concentrent davantage les investissements.

Quels critères peuvent guider le choix d’un support vidéo ?

Le choix dépend notamment de la cible recherchée, du niveau de couverture souhaité, du budget disponible, du contexte de diffusion et des objectifs de communication. Les caractéristiques propres à chaque support peuvent donc conduire les annonceurs à privilégier un environnement plutôt qu’un autre, ou à en associer plusieurs.

Quels secteurs investissent le plus dans la publicité vidéo ?

La distribution figure parmi les secteurs les plus présents, aux côtés notamment de l’alimentation et de l’hygiène-beauté. Le poids de la vidéo varie toutefois selon les catégories, en fonction de leurs problématiques de communication et de leurs habitudes d’investissement publicitaire.

Comment mesurer la place de la vidéo dans les investissements publicitaires ?

Une analyse pertinente nécessite de rapprocher les différents supports et de disposer d’une méthode de valorisation homogène. Vidéolistic permet ainsi de mesurer les investissements en net estimé et de les mettre en perspective à l’échelle du marché publicitaire.

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