La santé connectée s'installe dans le quotidien des Français
A l’occasion de la Journée mondiale de la santé qui a eu lieu le 7 avril, Kantar Media s’est penché sur ce que les données TGI France révèlent sur les Français et leur santé. Un mouvement de fond se confirme : les Français ne se contentent plus de subir ou de ressentir leur santé — ils la mesurent, l'analysent et l'optimisent. L'essor de l'objet connecté santé en est l'un des signaux les plus tangibles.Selon les données TGI France de Kantar Media, 17,3% des Français sont équipés d'un objet connecté santé en 2025, contre 13,7% en 2023. C'est une progression de +26% en deux ans, représentant déjà 9,5 millions d'individus engagés dans cette nouvelle approche du bien-être. Mais derrière ce chiffre global, une question clé se pose : qui sont vraiment ces Français connectés à leur santé ?
Une adoption intergénérationnelle portée par les plus favorisés
Contrairement à certaines idées reçues, l'objet connecté santé ne concerne pas uniquement une cible jeune ou ultra-niche. Les données TGI France dessinent un profil bien plus nuancé.
Premier enseignement : l'âge moyen de ces utilisateurs est de 48 ans, soit exactement celui de la moyenne des Français. La santé connectée n'est donc pas l'apanage des millennials ou de la Gen Z. Elle a déjà trouvé sa place dans toutes les générations, avec une légère surreprésentation de la génération X (indice 104) — ces 45-60 ans pour qui la question de la santé préventive prend un sens particulier.
Sur le plan du genre, la répartition est quasi équilibrée, avec une légère surreprésentation masculine : 49,3% d'hommes parmi les possesseurs d'un objet connecté santé, contre 48,1 % en moyenne nationale (indice 103).
En revanche, un marqueur socio-économique se distingue clairement : les utilisateurs d'objets connectés santé appartiennent davantage aux classes à fort pouvoir d'achat (indice 128). La santé connectée est déjà une pratique bien installée — mais elle reste, pour l'heure, tirée par des profils plus favorisés. Un signal important pour les marques qui souhaitent anticiper sa démocratisation.
Ce profil prend tout son sens lorsqu'on le croise avec les comportements concrets. Ces individus ne sont pas seulement équipés : ils sont déjà dans une dynamique d'action sur leur corps et leur bien-être. Ainsi, 51,8 % d'entre eux pratiquent une activité sportive régulière, contre 41,2 % en moyenne nationale (indice 126). Une différence de dix points qui illustre parfaitement leur rapport au corps : actif, engagé, orienté vers l'optimisation du quotidien — qu'il s'agisse du poids, de l'alimentation ou de l'apparence.
Une santé pilotée, entre prévention et performance
L'objet connecté santé ne se limite plus au gadget technologique. Il s'inscrit dans une logique de suivi continu, où l'individu devient pleinement acteur de sa santé au quotidien. Les données TGI France le confirment : ces utilisateurs ne réagissent pas à la maladie, ils anticipent et optimisent.
Leur profil est celui de la prévention active. Ils sont significativement plus enclins que la moyenne des Français à adopter une hygiène de vie sportive pour limiter les risques de santé (indice 117), à réaliser des check-ups réguliers même en l'absence de tout symptôme (indice 117), et à s'inscrire dans une démarche de gestion du poids sur le long terme (indice 122). Une posture proactive qui tranche avec le rapport traditionnel à la santé, encore souvent curatif.
Un écosystème d'appareils, pas un seul objet
La santé connectée passe par une logique de multi-équipement. Posséder un objet connecté santé ne signifie pas se limiter à un seul appareil : c'est adopter un véritable écosystème dans lequel chaque device remplit une fonction spécifique.
Ainsi, 58% des possesseurs d'un objet connecté santé disposent d'une montre ou d'un bracelet connecté, 41% d'une balance connectée, 13% d'un tensiomètre connecté et 11% d'un thermomètre connecté. Suivi de l'activité, contrôle du poids, surveillance cardiovasculaire : chaque appareil répond à un besoin précis dans une stratégie de santé globale et personnalisée.
Des technophiles dans l'âme, des early adopters par nature
La santé connectée n'est pas un point d'entrée dans le monde du numérique : c'est une extension naturelle d'un mode de vie déjà digitalisé. Les utilisateurs d'objets connectés santé sont avant tout des early adopters technologiques, toujours à l'affût des dernières innovations (indice 143), équipés en technologies récentes dans leurs foyers (indice 137) et prompts à se tenir informés des nouveautés (indice 130).
Cette appétence technologique se prolonge jusque dans leur rapport à l'intelligence artificielle. Plus utilisateurs d'IA générative que la moyenne (indice 139), ils déclarent volontiers que l'IA leur facilitera la vie en automatisant certaines tâches (indice 127). Pour eux, la technologie, qu'il s'agisse d'un objet connecté santé ou d'un assistant IA, est avant tout un outil au service de leur quotidien.
Une vision holistique du bien-être, jusque dans l'assiette
La logique de pilotage de ces profils dépasse largement la santé au sens clinique du terme. Elle s'étend à l'alimentation, au corps, aux pratiques de bien-être alternatives — une vision résolument holistique où la data et les habitudes de vie se rejoignent.
Ainsi, 27% d'entre eux ont déjà supprimé certains aliments grâce à des applications de scan nutritionnel (indice 126) et ils recherchent davantage que la moyenne des produits allégés (indice 126).
A noter également une forte surreprésentation de pratiques comme la phytothérapie (indice 147), l'ostéopathie (indice 146) et la médecine esthétique (indice 238). L'objet connecté santé s'inscrit ainsi dans une vision globale du corps : mesuré, optimisé, entretenu.
Une cible hyper-connectée, accessible sur de multiples canaux
Pour les marques souhaitant toucher cette audience, comprendre ses habitudes médias constitue un levier stratégique. Le parcours de ces utilisateurs est résolument digital. Ils se distinguent notamment par une utilisation accrue des assistants vocaux (indice 195), ainsi que par une consommation plus élevée de services de SVOD (indice 143) et de streaming musical (indice 142).
Leur engagement se manifeste également par un recours plus important au e-commerce (indice 163) et aux réseaux sociaux (indice 134). Par ailleurs, ils montrent un intérêt marqué pour l’esport (indice 146) et se révèlent particulièrement réceptifs au sponsoring sportif (indice 143).
Mais ce profil n'est pas exclusivement digital. Des points de contact physiques restent très pertinents, comme l'affichage (indice 141) ou l'expérience en point de vente (indice 147). Le parcours de cet acheteur d'objet connecté santé est donc résolument phygital, combinant le meilleur des deux mondes.
Réceptifs aux marques, mais exigeants sur la pertinence
Les possesseurs d'objets connectés santé entretiennent un rapport particulier à la communication commerciale. Ils se déclarent plus enclins à acheter un produit dont ils ont vu la publicité (indice 127), valorisent l'innovation dans les marques (indice 120) et sont particulièrement réceptifs aux messages personnalisés par SMS ou email (indice 147).
Ils surperforment également sur les usages phygitaux les plus avancés : les QR codes pour accéder à des informations complémentaires (indice 140) ou encore les notifications géolocalisées reçues en passant devant une affiche (indice 130). Ce qu'ils attendent des marques est clair : des expériences utiles, personnalisées et intégrées à leur quotidien digital — pas de la communication générique.
Ce que révèle vraiment la montée de l'objet connecté santé
La progression de l'objet connecté santé ne traduit pas seulement une adoption technologique. Elle révèle une mutation plus profonde dans le rapport que les Français entretiennent avec leur corps et leur santé : une santé individualisée, une consommation data-driven, un rapport au corps mesuré et optimisé en continu.
Pourquoi les données TGI sont essentielles pour comprendre ces comportements
C'est précisément là qu'intervient la valeur des données TGI de Kantar Media. En croisant équipement, attitudes et usages médias, elles permettent d'identifier les surperformances et de transformer des données brutes en insights activables.
Dans un marché en pleine structuration comme celui de l'objet connecté santé, cette lecture fine devient un levier stratégique majeur : segmenter efficacement, activer les bons canaux, construire des messages réellement pertinents pour une cible aussi exigeante qu'engagée.
Objet connecté santé : vers une nouvelle norme ?
Avec près d'un Français sur cinq déjà équipé, l'objet connecté santé s'impose progressivement comme un standard du quotidien. Et à mesure que ces usages se démocratisent, une chose devient certaine : comprendre ces nouveaux consommateurs ne pourra plus se faire sans une approche data avancée.
FAQ – Les objets connectés santé en France
Combien de Français utilisent des objets connectés santé ?
En 2025, environ un Français sur six est équipé d'au moins un objet connecté santé, soit près de 9,5 millions de personnes. Ce chiffre est en forte croissance, avec une hausse de plus d'un quart en seulement deux ans.
Quels sont les objets connectés santé les plus répandus ?
La montre ou le bracelet connecté arrivent largement en tête, devant la balance connectée. Les dispositifs de surveillance cardiovasculaire comme le tensiomètre connecté, ainsi que le thermomètre connecté, complètent généralement cet écosystème. La tendance est clairement au multi-équipement plutôt qu'à l'usage d'un seul appareil.
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